Zoom sur les cabinets d'avocats - Février 2019

UN NOUVEAU RAPPORT A L'ESPACE
UN NOUVEAU RAPPORT A L'ESPACE

À l’ère du flex office et de la rationalisation des postes de travail offerte par la révolution digitale, l’aménagement intérieur des locaux est devenu un enjeu majeur dans de nombreux secteurs d’activité. Celui des avocats n’y échappe pas. L’aménagement des locaux traduit ainsi la philosophie managériale d’un cabinet et les nouvelles attentes relatives à la performance collective, à la créativité et au bien-être des équipes. 

L’exemple des nouveaux locaux de Gide Loyrette Nouel au 15 rue Laborde (Paris 8e), celui des bureaux rénovés de PwC à Neuilly-sur-Seine ou encore le choix du cabinet Rêveability de s’installer au sein d’espaces de coworking de l’opérateur « The Bureau » témoignent des mutations à l’œuvre dans la profession. L’une des problématiques majeures est de concilier principe de confidentialité et espaces collaboratifs ouverts, favorisant les synergies des équipes, l’initiative et la communication. Ainsi, l’aménagement des locaux se veut hybride, c’est-à-dire adapté aux obligations de la profession (silence, accueil des clients, secret professionnel etc.) comme aux nouvelles aspirations des collaborateurs et aux transformations des modes de travail (horizontalité, espaces de détente etc.). Pour cela, de nouvelles solutions existent, notamment en travaillant sur la combinaison entre espaces privés et communs, ou sur l’acoustique (cloisons phoniques par exemple).

Avec la digitalisation, la question de la confidentialité se déplace peu à peu vers la sécurité informatique. On peut en effet imaginer que les dossiers papiers d’un avocat se verront un jour intégralement remplacés par des formats numériques. Ce passage du papier au format intégralement numérisé rendrait possible plus de mobilité et de flexibilité. En effet, la dématérialisation des outils de travail permettra à l’avocat d’avoir pour seul outil de travail son ordinateur et donc d’intégrer des espaces collaboratifs où les dossiers physiques ne seront plus un frein à sa mobilité. 

Par ailleurs, la digitalisation devrait contribuer à la diminution de la surface de bureaux occupée par chaque avocat, habituellement comprise entre 20 à 30 m² à Paris contre une moyenne de 10 à 15 m² pour les autres secteurs d’activités. Cette rationalisation des espaces est également à l’œuvre sous l’effet conjoint d’autres facteurs que la digitalisation tels que la recherche de productivité des entreprises et la transformation plus générale des modes de travail.

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